Guelord Kabengele

Volontaire, ça sonne dans mes oreilles comme être au service des autres sans rien attendre en retour.

Quelques semaines après mon arrivée au Canada, j’entends parler de Chantiers jeunesse à travers CANAVUA (Canadians Volunteers United in Action)

Curieux de savoir comment cela fonctionne, j’accepte donc de faire mon premier chantier. Comme personne Black (noire), j’avais peur, peur d’être rejeté, peur du racisme.

J’arrive au chantier accueilli avec joie par Sarah, la responsable de notre chantier, et son collègue. Elle me présente à des volontaires provenant de plusieurs pays et d’autres provinces du Canada, sourire aux lèvres. Face à cet accueil chaleureux, je me retrouve comme chez moi, je dépose mes valises et me débarrasse au plus vite de la peur du racisme que j’avais.

En passant, un sourire, un accueil remarquable attire tout le monde vers la communauté et encourage les gens à être au service des objectifs de la communauté.

Ainsi, je dépasse la peur du racisme et je réalise que l’amitié n’a pas de langue.

Un ami venant du Mexique, il m’appelait Amigo, il ne parlait pas le français, je ne parlais pas l’espagnol. Aucun de nous ne parlait une langue que l’autre comprenait. La chose étonnante était la manière dont nous étions très proches, rigolant de ce que personne ne comprenait. « Comment ils communiquent ?» s’interrogeaient certains volontaires. Nous avons gardé une très bonne relation jusqu’à aujourd’hui.

Nous nous sommes mis au travail. Chacun, selon ses responsabilités a aidé la communauté avec abnégation et je ressors du chantier avec une histoire merveilleuse, une réalité différente.

Comme je disais au début, rendre service sans rien recevoir en retour, ça n’existe pas. Nous bénéficions toujours de quelque chose. Même cette joie qui nous motive à aider est déjà un bénéfice à ne pas négliger.

Depuis 2018, 3 chantiers, et bientôt 31 ans. Ma dernière année comme volontaire et je ne regrette rien.


Guelord Kabengele – Ambassadeur CJ

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