Ma quête d’identité et moi

Je me suis toujours demandé quelle était la composition de ma conscience. Si elle était détachée de mon corps, serais-je toujours moi? Après 18 ans de réflexion, je ne peux pas vraiment vous dire qui je suis, mais je peux partager les expériences qui ont façonné mon caractère.
Immigrante à l’âge de cinq ans, j’ai parcouru le pays et je me suis familiarisée avec l’instabilité de mon foyer. Chaque fois, je me plongeais dans une culture colorée et unique, mais jamais assez longtemps pour mariner complètement. Au fil du temps, j’ai appris un peu de mandarin, du français par ci et de l’anglais par là, mais je n’étais jamais assez éloquente. Assise tranquillement dans mon coin au primaire, je n’avais pas vraiment trouvé quelque chose qui suscitait mon intérêt. Puis, le secondaire est arrivé. Je changeais constamment de ville, mais j’étais toujours aussi perdue, confinée dans un autre coin sans aucune motivation et avec une échéance imminente. Le secondaire 5 m’a emmenée au sommet de la falaise : la route avait été plate, mais je devais bientôt m’envoler et m’inscrire à l’université. Lorsque j’entendais « Vis ta passion », je me demandais toujours : « Je fais quoi pour être stable financièrement et bien gagner ma vie? ». Je n’avais réellement pas de passion, pas de chemin tracé et donc pas d’ailes.
Lorsqu’on est coincé et incapable de rentrer dans un certain moule, il est temps de chercher ailleurs et d’essayer d’autres choses. Oui, j’ai commencé à faire du bénévolat à l’âge de 14 ans puisque j’avais la chance d’avoir une personne de mon entourage qui faisait partie du conseil d’administration d’un organisme de bienfaisance local, mais je n’étais jamais passionnée par mon travail. Ce n’est qu’au secondaire que j’ai réalisé à quel point il était important de faire du bénévolat. Oui, c’est beau sur un CV. D’ailleurs, améliorer le bien-être collectif est probablement bon pour son âme, mais sur un plan égocentrique, c’est une expérience unique pour les individus.

Ce que j’ai fait

J’ai commencé à aider des bibliothèques, à organiser des événements culturels et l’été dernier, à faire du bénévolat avec CJ en partenariat avec la FAFA pour m’engager avec les personnes âgées pendant la COVID-19. En période d’isolement, on a organisé des ateliers intergénérationnels basés sur nos passe-temps communs tels que jardiner et cuisiner. Le point culminant a été de créer des liens autour de nouvelles recettes, de jouer à des jeux et d’écouter les histoires de tout le monde. Peu importe l’âge, il y a toujours un terrain d’entente pour entamer une discussion.

Ce que j’ai appris

Le bénévolat imite un milieu professionnel et mouvementé, mais avec un côté amusant qui vous permet d’acquérir des compétences transférables tout en obtenant des billets exclusifs pour des événements et surtout, de la nourriture gratuite. Avec les avantages de ressentir de l’épanouissement et un moment simulé de sainteté de temps en temps, le bénévolat devrait être agréable. En toute honnêteté, consacrer du temps en tant que finissante au secondaire à faire du travail communautaire m’a permis d’explorer d’autres passions, m’a donné un aperçu des métiers dans le milieu à but non lucratif et a amélioré mes compétences linguistiques. En d’autres mots, le bénévolat a clarifié mon identité floue.

Une suggestion

Lorsque vous cherchez quelque chose en votre for intérieur qui n’existe pas ou que vous atteignez une impasse, saisissez les occasions qui vous sont offertes et essayez de trouver des chemins différents. Par exemple, quand je n’avais rien à faire et aucune inspiration, le bénévolat a apporté un but bien précis à mon cheminement professionnel.

Le projet

Cette année, j’ai choisi les thèmes de l’engagement communautaire en réponse à la COVID-19 et de la lutte contre le changement climatique. Le plan est de soutenir les petites entreprises durables sur les réseaux sociaux. On peut les encourager en les promouvant, en les contactant pour les aider avec du marketing numérique ou en hébergeant leur site Web. Le but est simplement de contribuer si un service est requis. En soutenant les entreprises durables, j’espère encourager les consommatrices et consommateurs à acheter des produits écologiques, à diminuer notre consommation de plastique et à réduire le gaspillage de substances nocives dans l’écosystème.

Mon défi pour vous en tant qu’ambassadrice CJ

Si vous avez une idée de projet communautaire, allez de l’avant. Faites des recherches et lancez-vous. Il y aura toujours des incertitudes, mais vous les résoudrez avec le temps. Si vous avez besoin d’aide ou de conseils ou avez des questions, contactez-nous et ça nous fera plaisir de vous accompagner tout au long de votre parcours communautaire/professionnel.
Si vous n’avez pas de projet en tête, bienvenue parmi nous! Trouvez un sujet qui vous intéresse et participez à un projet connexe. Si vous voulez nous prêter main-forte et aider les petites entreprises durables, contactez-nous sur Instagram ou commentez une entreprise que vous aimeriez qu’on partage sur nos réseaux sociaux!

« Dans la jungle sociale de l’existence humaine, il n’y a pas de sentiment d’être en vie sans identité. » — Erik Erikson


Il faut agir pour connaître ses passions!